Tarot UX writing/Content design : à quoi s’attendre en 2025 ? 

Tarot UX writing/Content design : à quoi s’attendre en 2025 ? 

Quel avenir pour l’UX writing ? Nos prévisions pour l’année 2025.

Tarot UX writing/Content design : à quoi s’attendre en 2025 ? 🔮

Il y a un peu plus d’un an, nous avions partagé nos prédictions pour l’avenir de l’UX writing en 2024. Une fois de plus, nous avons retroussé nos manches et essayé de percevoir les grandes tendances de l’UX writing-content design en 2025. Quelles évolutions guettent la discipline ? Quelles sous-disciplines peuvent émerger ? Est-ce la fin, tout simplement ?

Ce sont des questions qui se posent forcément à l’heure où l’IA est au cœur de toutes les conversations du secteur numérique 💘

Spoiler alert : perso, chez Lorem, nous sommes toujours autant optimistes sur la profession !

N
Nous voyons beaucoup de good vibes en 2025 !

1. De nouvelles perspectives pour le métier d’UX writer/Content designer

Alors que le secteur numérique, français mais aussi mondial, était morose post-covid et a atteint un pic négatif en 2024 (entre licenciements, rares opportunités de jobs/missions, dépôts de bilans — ok, on s’arrête là pour la liste des catastrophes), le marché envoie à nouveau des signaux positifs. En termes de jobs, mais aussi de nouveaux métiers.

  • L’UX writing attire désormais des rédacteurs et rédactrices qui ont fait le tour de leur profession et qui veulent se reconvertir, ou bien, qui veulent ajouter cette nouvelle corde à leur arc pour proposer une offre à 360°. Aussi, de plus en plus d’UX, UI et Product designers se forment, convaincus que l’information est au cœur de l’interface. Certain·es se reconvertissent même complètement. Par curiosité, on a tapé “UX writer” sur LinkedIn, quelle surprise de voir autant de nouveaux noms sur le marché ! Une jolie communauté qui va contribuer à démocratiser davantage la discipline.
  • Le recrutement semble reprendre à l’étranger comme en France, entre jobs salariés et missions freelances : UX writer, Content designer et Content strategist dans le top 3. C’est encore timide, mais il ne faut pas négliger les deals qui se font en sous-marin : ne négligez pas la puissance du réseau et le bouche-à-oreille.
  • Les UX writers se seniorisent et enrichissent leurs compétences, en incluant forcément l’IA.
  • Des UX writers ou Content designers, dans le jeu depuis quelques années déjà, se spécialisent. On note ainsi l’évolution du métier :
    • Vers l’Ops : organisation, processus, méthodologies et Content system, pour concevoir plus efficacement (et plus rapidement).
    • Vers plus de transversalité : le contenu n’est pas uniquement l’affaire d’une personne, et l’expérience utilisateur n’est pas conçue que par les designers. Les deux concernent tous les canaux et tous les services d’une entreprise — la stratégie de contenu est donc clé pour assurer la cohérence et une UX agréable de bout en bout (a.k.a Content strategy).
    • Vers l’architecture de l’information : une approche UX orientée objet, pour organiser le contenu d’une interface selon les modèles mentaux des utilisatrises (on parle d’OOUX).
    • Vers l’IA, bien sûr, avec en tête le prompt engineering.
    • Vers le management, contribuant ainsi à mettre sur un pied d’égalité l’UX writing et les métiers du design.
Ce qu’il manque encore aujourd’hui : DE LA FORMATION.

Une récente étude d’UX Content Collective (septembre 2024) montre que la plupart des UX writers et Content designers déclarent se former eux-mêmes. Ce qu’on remarque : un partage de connaissances toujours aussi important entre les différents pays, via les communautés et les évènements en ligne. Toutefois, il manque encore des formations ou des offres de mentorat/coaching pour les personnes en reconversion ou en exercice. Au-delà des fondamentaux en termes de techniques mais également sur d’autres compétences comme des qualités managériales.

D’ailleurs, la formation, c’est notre pilier n°1 chez Lorem. De la formation en entreprise, en ligne, et notre nouveau format chouchou, le coaching individuel, qui est d’une efficacité redoutable pour monter en compétences 🫶

2. L’IA et l’UX writing, de chiens et chats à nouveaux buddies 🥰

Si on se penche sur la courbe de l’adoption des nouvelles technologies, telle que décrite par Wikipedia, et théorisée par plusieurs scientifiques, on pourrait dire que l’IA finalise la phase ‘Early Adopters’. Qu’en pensez-vous ?

C
Cycle de vie d’adoption des nouvelles technologies

Après des premiers balbutiements, en 2025, les UX writers prennent à bras-le-corps le sujet de l’IA pour explorer les opportunités qu’elle offre.

On peut dire que l’UX writing a survécu au shift de l’IA et lui survivra… si, et seulement si, on l’intègre complètement dans nos processus de travail.

Comment faire ? Les possibilités sont nombreuses pour faire de l’IA notre assistant (et pas l’inverse).

  • La prise de notes lors de réunions et la synthèse de documents, ou encore la mise en place d’automatisations.
  • La conception des contenus. Par exemple : générer des idées, trouver le bon mot qui désigne le bon concept, reformuler nos phrases pour qu’elles soient - au choix - plus claires/concises/conversationnelles, faire une repasse de notre contenu et faire la chasse aux fautes et au manque de clarté, faire des tests de traduction, etc.
  • La conception de l’architecture de l’information : définir les informations, catégoriser et identifier la bonne terminologie.
  • L’élaboration d’un Content system :
    • élaborer les guidelines d’écriture - de l’analyse de l’existant à la rédaction de la guideline ;
    • et y inclure une librairie de prompts.
  • L’intégration des bonnes pratiques d’UX writing et des guidelines d’écriture dans son outil d’IA pour s’y appuyer quand c’est nécessaire et avoir des réponses pertinentes.
  • Une recherche utilisateurs plus poussée : création de trame de guide d’entretien, génération de questionnaires, améliorations de questions, prise de notes avec la mise en lumière des points essentiels, analyse de données, analyse sémantique, analyse des émotions, prédiction de comportements et de besoins, organisation de données… Le champ est vaste et probablement encore sous-estimé aujourd’hui !
  • Une approche plus conversationnelle des interfaces, entre chatbots et applications entièrement basées sur l’IA pour aider l’utilisateur à accomplir une tâche et atteindre un but.
Le saviez-vous ? Vous pouvez entraîner les IA (et même en faire votre job). Un exemple avec Mindrift.

3. Le contenu au cœur de plus en plus de discussions dans les équipes produit et design

Le contenu prend toujours plus de place dans les discussions et le processus de conception des équipes design et produit.

1) Les équipes passent plus de temps sur la structure d’une interface, sur l’architecture de l’information. L’objectif : remettre du sens au cœur des produits digitaux et dans les interactions entre la machine et l’utilisatrice.

2) Le contenu, écrit mais aussi visuel, est un gros levier pour générer toujours plus de confiance dans les produits et le web de manière générale (designing for trust).

3) C’est aussi un important levier pour améliorer l’accessibilité des interfaces et l’inclusivité.

4) Enfin, le contenu est l’élément par excellence pour personnaliser l’expérience, grâce au texte dynamique et à la forme d’adresse (dont le genre).

4. Entre l’UX writing et l’écoconception, il n’y a qu’un pas

Plusieurs possibilités existent pour construire des interfaces avec un impact moindre sur la planète et un impact plus fort au service des utilisateurs et utilisatrices. UX writers et designers sont les mieux placés pour concevoir des interfaces plus écoresponsables (on parle alors d’écoconception).

→ Réduire l’empreinte énergétique des interactions

  • Moins de temps passé sur une tâche : une UX efficace limite la durée d’utilisation des appareils, réduisant ainsi leur consommation d’énergie.
  • Moins de blabla pour plus de sobriété rédactionnelle : des contenus minimalistes rendent l’interaction plus rapide, allégeant la charge énergétique des serveurs et appareils.
  • Moins d’écrans et de pages inutiles : un parcours utilisateur simplifié nécessite moins de ressources pour charger des pages ou des écrans.
  • Moins d’erreurs utilisateur : anticiper et corriger les erreurs réduit les actions inutiles et, par conséquent, les ressources consommées.
  • Plus de sensibilisation des utilisateurs et utilisatrices aux pratiques responsables : inclure des messages pédagogiques dans l’interface aide les utilisateurs et utilisatrices à adopter des comportements numériques sobres.

→ Adopter des modes de conception plus durables

  • Recyclage des contenus existants : réutiliser ou adapter des contenus déjà créés économise du temps et des ressources.
  • Durée de vie des produits numériques : fournir des contenus qui encouragent la réparation ou la réutilisation prolonge l’utilisation des outils, réduisant ainsi le gaspillage.

--

Selon vous, quelles autres évolutions en UX design ou UX writing peuvent être attendues en 2025 ?